Source: Publication Agora
16 mar 2011 | Simone Wapler
Lien:  http://la-chronique-agora.com/or-petrole-quelle-est-la-vraie-influence-sur-la-croissance-mondiale/

▪ Que direz-vous lorsque vous allez raconter à vos petits-enfants la plus grave crise mondiale depuis 1929 ? Vous leur direz : “je n’étais pas spécialement intelligent. Je me contentais d’acheter de l’or à chaque fois qu’une Banque centrale annonçait imprimer de la monnaie”.

Depuis le mois dernier, l’once a gagné 5% en dollar et 4% en euro. Le pétrole, lui, a progressé de près de 17% ! Reprenons la chronologie des événements récents pour mettre cela en perspective. La Tunisie s’enflamme pour cause de hausse des prix alimentaires. Les troubles se propagent à la Libye voisine. Le pétrole flambe.
...

▪ La hausse du pétrole va freiner toute croissance saine résiduelle
La croyance populaire veut que nous absorbions très bien les chocs pétroliers, car notre économie du service et de la matière grise n’est pas dépendante de choses aussi triviales que les matières premières et l’alimentation. Voyons un peu ces allégations à la lumière des chocs pétroliers précédents.
D’après la Barclays, une hausse des prix de 10% coute 0,5% de PIB. Nous en sommes à 17%.
D’après le Crédit Agricole, dès que le ratio mondial dépenses pétrolières/PIB dépasse 4%, le PIB s’ajuste brutalement pour revenir à 3%. 10 des 11 récessions américaines depuis la Deuxième Guerre mondiale ont été précédées d’un choc pétrolier.
D’après le Wall Street Journal, lorsque le cours du baril augmente violemment (10% en moins d’une semaine), les marchés actions connaissent une correction de 9% en moyenne six mois plus tard.
Les analystes de Citigroup ont calculé que durant les six derniers chocs pétroliers (1986, 1990, 1996, 1998, 2001, 2008) durant lesquels les cours ont doublé, les valeurs du transport aérien et du tourisme ont cédé 12%.
Les analystes de Deutsche Bank estiment que si le Brent atteint 150 $ le baril, la croissance mondiale prévue à 4,2% retomberait à 2,2%.
Les analystes d’Oddo pensent que le prix à la pompe pourrait faire baisser de 1% le trafic des véhicules légers ce qui pourrait faire reculer de 20% les valeurs liées au secteur de l’automobile.
Vous voyez, je ne suis pas la seule à être sombre. Pendant cela, les courtiers (pour les French: traiders) s’en donnent à coeur joie avec les dollars imprimés par Ben et les positions nettes acheteuses sur le WTI ont bondi de 27% sur la première semaine de mars.



Source: Avenir sans pétrole
9 Août 2010 , Rédigé par Transition Sower   Publié dans #Regard critique
Lien: http://www.avenir-sans-petrole.org/article-il-parait-que-l-energie-coute-trop-cher-55154680.html

Pour la même quantité d’énergie mécanique, nous devons donc payer:
1,4€ grâce au pétrole  -->
  540 à 5400€ s’il faut payer un homme pour faire ce même travail

pétrole vs énergie humaine

Dans le même ordre d’idée et nous en parlerons un peu plus loin, un français consomme en moyenne 48.500 kWh par an. Sans pétrole, nous devrions donc tous être millionnaires pour conserver le train de vie actuel !

C’est pourquoi, dire que l’énergie est trop chère de nos jours reflète bien le fait que nous n’avons même plus conscience des services énormes que nous rend cette énergie abondante et peu chère.

Nous venons de démontrer que l’énergie était quasiment gratuite et que cela nous exonère d’avoir à payer des hommes pour faire le travail.

C’est pourquoi Jean Marc JANCOVICI parle d’esclaves énergétiques, c’est-à-dire que cette gratuité peut être imagée par des esclaves que nous n’aurions ni à nourrir, ni à payer, et qui pédaleraient jour et nuit, 7jours/7 et 365 jours par an pour produire l’énorme quantité d’énergie dont nous avons besoin pour vivre aujourd’hui.

esclaves énergétiques

Le graphique ci-dessus montre le nombre d’esclaves dont chaque français dispose toute l’année.

Par exemple, chacun d’entre nous dispose de 28 esclaves qui pédalent 24h/24 pour produire l’énergie nécessaire à ses transports, ou encore 21 autres rien que pour l’agriculture 

Nous avons donc chacun 118 esclaves à notre disposition en permanence pour produire notre énergie.

Ce confort, dont nous n’avons même pas conscience, nous a permis de consacrer notre temps et notre esprit à la recherche, au progrès, aux loisirs, aux voyages … car nous ne sommes plus contraints d’effectuer les tâches les plus difficiles, les plus longues, les plus pénibles.



Le jour d'après  -  À court de pétrole

Un reportage de: National Geographic Channel:
 Attention ! 
Il y certaines incohérences dans ce scénario docufiction. Par exemple, l'accès au pétrole ne s'effondra pas du jour au lendemain. Lorsqu'une ressource vient à être rare, son prix va augmenter jusqu'à ce qu'il devienne exorbitant. S'il s'agit d'une ressource indispensable pour le fonctionnement de la société comme peut l'être le pétrole, un mouvement récessif va se produire puisque les produits qui exigent une bonne part de cette ressource vont devenir eux aussi prohibitifs. Il faudra attendre un certain niveau de récession avant que la réduction du prix de ces matières permette à nouveau les utiliser d'une façon rentable. Au moment d'écrire ces lignes, nous sommes enfoncés si loin dans la récession que le prix de l'énergie ne cesse de descendre et, malgré cela, l'économique continue sa dégringolade. Nous sommes maintenant, non pas dans une récession ordinaire, mais dans un véritable changement social. Nous allons devoir, par la force du manque de ressources essentielle à notre survie, apprendre à revenir aux techniques anciennes qui étaient applicables avant l'arrivée du pétrole.




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Mise à jour:
19 octobre 2014