L'endettement des ménages de la classe moyenne

 

Source:

Mise à jour :   27 juillet 2014
Lien :  http://www.journaldunet.com/economie/magazine/en-chiffres/endettement-des-menages-francais.shtml

Endettement des ménages français :  
nouvelle hausse début 2014

Au 1er trimestre 2014, le taux d'endettement des ménages français a augmenté de 0,2 point sur trois mois, à 84,9%, et de 1,2 point sur un an.

Le taux d'endettement des ménages correspond au rapport montant des crédits sur revenu disponible brut. Il est calculé trimestriellement par l'Insee notamment à partir des données de la Banque de France. De même que la dette de la France a augmenté de 127,5% depuis 2000, les ménages voient leur taux d'endettement s'envoler.

Endettement des ménages français

Taux d'endettement des ménages américains

Selon Statistique Canada, pour ce qui en est des ménages américains, il est passé de
151,4 % à 152,2 % entre le premier et le deuxième trimestre de 2014.

 

Source:   M&G
Publié le:  8 janvier 2014
Par:  Anthony Doyle
Lien:  http://www.bondvigilantes.com/francais/2014/01/08/la-banque-dangleterre-doit-elle-relever-ses-taux/
 

Taux d'endettement des ménages britaniques

Des bulles spéculatives apparaissent
Les actifs financiers britanniques se sont fortement appréciés au cours des 5 dernières années, notamment depuis que l’assouplissement quantitatif est devenue monnaie courante dans le paysage financier. Les investisseurs en actions comme en obligations ont récolté les fruits de cette politique d’assouplissement. Ceux qui possèdent des actifs financiers ont vu leur patrimoine net s’accroître considérablement par rapport à celui qui était le leur aux creux de l’après-crise. (1) Les prévisions consensuelles pour 2014 présagent une forte appétence des investisseurs pour les actifs risqués, aiguisée par un niveau élevé de liquidités et par la recherche de performances réelles positives. (2)
De toute évidence, le bien immobilier est l’actif financier le plus précieux pour le ménage britannique moyen. En 2011, on estimait à environ 15 millions le nombre de logements occupés par leur propriétaire (soit un taux d’environ 65 % du nombre total de ménages). Il n’est donc pas étonnant que la hausse des prix de l’immobilier fasse quotidiennement la une des journaux britanniques. D’après un certain nombre d’indicateurs, les prix de l’immobilier sont repartis à la hausse à la faveur des faibles taux d’intérêt et d’une offre immobilière limitée. Les faibles taux d’intérêt ont incité les ménages britanniques à s’endetter bien au-delà de leurs revenus. (3) Le prix moyen des maisons s’élève désormais à 5,4 fois le revenu, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis juillet 2010 et qui est nettement supérieur à la moyenne à long terme (4,1).

 

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(1) -  Erreur fondamentale !  Si ces actifs financiers sont constitués de dépôts bancaires, ça va, Mais s'ils sont des placements dont les rendements fluctuent avec les cours de la bourse, alors là, on peut dire qu'ils ne vaudront plus grand chose lorsque la grande dépression financière reviendra dans peu de temps.
(2) -    Ces performances ne sont que positives le temps où on joue encore à la bourse.  Le lendemain de la débâcle financière, terminé le positif et terminé aussi les liquidités.
(3) -    Voilà le piège:  pour faire rouler l'économie qui est en berne, les gouvernements ne voient qu'une solution, faire que la classe moyenne s'endette d'avantage, quitte à provoquer une crise encore plus gigantesque que celle ce 2008.  Pour y arriver:  la baisse des taux d'intérêts et vogue (encore un peu) la galère.

Source:   Journal Libération Économie
Publié le:  7 janvier 2014
Par:  VITTORIO DE FILIPPIS
Lien:  http://www.liberation.fr/economie/2014/01/07/la-reprise-britannique-repose-sur-un-endettement-excessif-des-menages_971273
 

«La reprise britannique repose sur un endettement excessif des ménages»

 INTERVIEW    Pour l’économiste Catherine Mathieu, la croissance, pour être durable, devrait plutôt s’appuyer sur l’investissement des entreprises.

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Pour l’instant, la reprise ne s’explique pas par cette politique, mais uniquement par une hausse de la consommation des ménages, permise par une baisse du taux d’épargne. Ce dernier, traditionnellement bas par rapport à celui de la France, est passé de 7,8% à l’été 2012 à 5,4% un an plus tard. Parallèlement, les prix de l’immobilier repartaient à la hausse.

Craignez-vous la formation d’une nouvelle bulle immobilière ?
Avant la crise de 2007, le Royaume-Uni avait été confronté à une forte hausse du prix de l’immobilier, qui correspondait à une augmentation du taux d’endettement des ménages. Au début de la crise, celui-ci frôlait les 160%, l’un des plus élevés des pays du G20. Depuis, les ménages britanniques ont commencé à se désendetter, mais ce processus s’est arrêté fin 2012, une période qui correspond à une nouvelle hausse du prix de l’immobilier. En rythme annuel, cette hausse dépasse 8%. Aujourd’hui, on peut craindre que les ménages n’hésitent plus à gager leurs biens immobiliers contre un crédit destiné, par exemple, à l’achat d’une voiture.

En quoi est-ce un problème ?
Lorsque les ménages sont surendettés et qu’ils puisent dans leur épargne pour maintenir ou augmenter le niveau de leur consommation, il est possible que ce soit le signe d’une situation de déséquilibre macroéconomique. Et c’est justement ce qui se passe au Royaume-Uni en ce moment. La situation y est d’autant plus préoccupante que les entreprises n’investissent pas, qu’elles ne s’endettent pas.

Pourquoi les entreprises ne profitent-elles pas des faibles taux d’intérêt et du regain de consommation pour investir plus ?
C’est en effet surprenant. A la différence des sociétés françaises, les entreprises britanniques ont assez peu licencié pendant la crise. Elles ont maintenu une réserve de main-d’œuvre relativement plus importante que dans d’autres pays, ce qui est inhabituel pour une économie avec un marché du travail aussi flexible que celui du Royaume-Uni. Ce qui explique peut-être le fait qu’elles n’ont pas investi. Et il n’est pas à exclure qu’elles cherchent avant tout à rétablir leurs marges.

Si l’on suit votre raisonnement, on devine que la compétitivité des entreprises britanniques n’est pas florissante…
Le gouvernement pensait stimuler, grâce à sa politique de l’offre, l’investissement et l’exportation des produits britanniques. Mais les exportations n’ont pas été aussi dynamiques qu’espéré. Il suffit de regarder l’évolution des parts de marché du Royaume-Uni à l’exportation. Elles restent stables, alors que le gouvernement espérait une hausse, grâce à une amélioration de la compétitivité. Et, contrairement aux idées reçues, il n’y a pas eu de dévaluation de la livre sterling. Si l’investissement ne repart pas, la reprise ne sera pas durable.

Les Britanniques se retrouveraient-ils alors dans une situation semblable à celle d’avant la crise de 2007 ?
Oui, car la croissance est soutenue par une consommation des ménages reposant sur un endettement excessif et il existe un risque de voir exploser une bulle immobilière. Par ailleurs, le gouvernement a prévu de faire baisser les dépenses publiques, en préservant heureusement la santé et l’éducation. Mais baisser les dépenses, notamment les prestations sociales, dans un pays où le niveau de pauvreté et les inégalités sont plus élevés qu’ailleurs en Europe, notamment qu’en France, est un choix clairement libéral qui est loin d’avoir fait ses preuves.

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1- Pour que roule l'économie d'un pays, il faut des dépenses de consommation de la classe moyenne ou de l'exportation vers d'autres pays.  Pour que la classe moyenne dépense, il leur faut des revenus et, à défaut de revenu couvrant la totalité de leur dépenses mensuelles, ils n'ont d'autres choix que de réduire leurs épargnes ou de s'endetter.
2- Lorsque les gens décident de consommer, on peut voir qu'il y a un effet immédiat sur la monté du prix de l'immobilier.
3- Lorsque le prix de l'immobilier est remonté jusqu'à ne plus convenir à la majorité des gens de la classe moyenne, que la classe moyenne a liquidé ses économies et est maintenant endettée, il ne reste plus qu'à baisser les taux d'intérêts pour relancer la consommation.

Seulement, celà finit un jour par finir car, on ne peut tout-de-même pas payer les consommateurs pour qu'ils empruntent et les taux d'intérêts sont partout au plus bas, un plus bas jamais vu depuis le temps des dinausaures.

On peut donc prédire sans l'ombre d'une tromperie que l'hyper-cycle de la bulle consommation-endettement tire à sa fin, que le prix de l'immobilier va nécessairement chûter, que les consommateurs ne consommeront plus, que les entreprises vont réduire leur inventaire et leur personnel et que va se poursuivre d'une façon beaucoup plus intense la spirale descendante de l'économie.

Source:    MEconomie   (Le Monde.fr  Économie)
Publié le:  11 février 2014
Lien: 
  http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/11/adair-turner-nos-economies-sont-encore-accros-a-la-dette_4364116_3234.html

Adair Turner: « Nos économies sont encore accros à la dette »

Entre 2008 et 2013, Adair Turner a dirigé le Financial Services Authority (FSA), le gendarme financier britannique. Selon ce fin connaisseur du système bancaire, aujourd'hui membre de l'Institute for New Economic Thinking, le think tank créé par George Soros, les pays développés ne se sont pas encore attaqué aux causes profondes de la crise : le poison de l'endettement privé.

...
Pendant des décennies, le crédit au secteur privé a grossi plus vite que le PIB. Au Royaume-Uni, la dette des ménages a ainsi gonflé de 15% du PIB en 1964 à 95% en 2008. Aux Etats-Unis, l'endettement privé total est passé de 50% du PIB en 1945 à 200% en 2008 ! Sur l'ensemble des économies avancés, il est ainsi passé de 50% du PIB dans les années 1950 à 170% en 2007. Tant que nous n'aurons pas trouvé une façon de bâtir une croissance qui ne soit plus fondée sur l'endettement et les effets de levier, nous retomberont dans les mêmes crises.
...
Oui. Le risque est qu'à terme, ils souffrent des mêmes maux que les Etats-Unis, l'Irlande où l'Espagne, où l'endettement privé a, avant la crise, atteint des proportions insoutenables. La situation est particulièrement inquiétante en Chine. Via le réseau bancaire traditionnel comme par le shadow banking, la dette des entreprises, souvent semi publiques, a gonflé à un rythme anormal. Au total, le crédit au secteur privé non financier a ainsi grimpé d'environ 130% du PIB en 2008 à près de 200% en 2013. Pékin doit à tout prix trouver une façon de maîtriser ce phénomène, sans quoi, ces déséquilibres conduiront inévitablement à une crise.

Beaucoup d'entreprises émergentes ont également, ces dernières années, beaucoup emprunté sur les marchés obligataires internationaux...

Oui. Cela montre que partout dans le monde, la croissance est trop dépendante de la dette, qui augmente trop souvent plus vite que le PIB. Pour sortir de ce schéma, il faut également changer nos façons de penser. Avant 2008, cette dépendance n'était pas perçue comme le ferment de futures crises. Elle était même plutôt conçue comme quelque chose de positif. Mais le choc des subprimes a démontré qu'un secteur financier mal régulé nourrit le crédit de façon inapproprié, tout en rendant les économies plus fragiles, et l'éclatement des bulles bien plus ravageur.

Pourquoi les grandes banques centrales n'ont-elles pas vu ces risques monter ?

C'est une faillite de l'approche orthodoxe classique. Avant la crise, les banques centrales se concentraient sur un objectif : maintenir un taux d'inflation bas et stable, et ce grâce à un outil principal, les taux d'intérêt à court terme. Elles n'ont pas accordé une attention suffisante aux bilans des établissements financiers. Ils auraient pourtant révélé que la croissance déraisonnable du crédit était la source des déséquilibres à venir. Cela signifie qu'à l'avenir, elles doivent élargir leur action à d'autres instruments que les seuls taux d'intérêt.
...

Source:
Publié le : 16 septembre 2014
Lien: http://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-marches/la-dette-des-menages-canadiens-demeure-tres-elevee-selon-desjardins/a/57573

La dette des ménages canadiens demeure très élevée,
selon Desjardins

La dette des ménages contractée sur le marché du crédit, s’est élevée à 1 797 milliards de dollars (G$) au deuxième trimestre, selon le dernier rapport de Desjardins Études économiques.

Il s'agit d'une hausse de 23,4 G$ par rapport au trimestre précédent. Le marché du crédit inclut le crédit à la consommation, les emprunts hypothécaires et les prêts non hypothécaires.

Le ratio de la dette des ménages contractée sur le marché du crédit par rapport au revenu disponible est ainsi monté à 163,6 %, contre 163,1 % le trimestre précédent.

« On ne peut toutefois pas dire que la situation de l'endettement des ménages se soit détériorée significativement au printemps dernier », indique Francis Généreux, économiste principal de Desjardins.

Le ratio de la dette par rapport au revenu affiche plutôt une certaine stabilisation depuis le début de 2013.

« À défaut de s'améliorer, la problématique de l'endettement des ménages ne s'amplifie donc pas vraiment. »



Selon le journal Le Devoir (Montréal)La dette totale des ménages, qui inclut à la fois le crédit à la consommation, les emprunts hypothécaires et les prêts non hypothécaires, s’est élevée à 1797 milliards de dollars lors de la dernière période de trois mois, une augmentation de 1,3 %. De manière plus détaillée, la dette contractée sur le marché du crédit à la consommation (pour l’achat d’une voiture ou l’utilisation d’une carte de crédit, par exemple) a atteint 513 milliards, tandis que la dette hypothécaire (dans le secteur immobilier) s’est établie à 1170 milliards.

En contrepartie, la valeur nette de l’ensemble des ménages canadiens a augmenté de 2,3 % au deuxième trimestre pour atteindre 8069 milliards, ce qui correspond à 227 000 $ par habitant. « Cela représente le niveau le plus élevé de la valeur nette de l’ensemble des Canadiens jamais enregistré », souligne l’économiste de la Banque Royale du Canada (RBC) Laura Cooper, dans une analyse envoyée à ses clients. Ces résultats positifs s’expliquent surtout par la hausse de la valeur des biens immobiliers, écrit l’agence fédérale. « L’augmentation de la valeur nette des ménages a aussi été appuyée par la vigueur soutenue de la valeur des actions et des autres avoirs, ainsi que des actifs d’assurance vie et de retraite », précise-t-elle.

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Situation financière pourrie

On nous présente ici un aspect sois-disant positif de la situation financière des canadiens qui est basée sur de supposées valeurs.  Or, ces valeurs (font blanc dans le texte précédent) sont absolument virtuels.  Pour ce qui en est des biens immobiliers et des actions de compagnies, ils ne seront véritablement concrétisés, en argent sonnant et monayable immédiatement, qu'au moment de leur vente.  Pour les actifs d'assurance vie et de retraite, ils seront peuuuuuut-être honorés le temps venu mais on verra, dans les prochains chapîtres, que plus le temps passe, plus les probabilités que ces beaux papiers correspondent encore aux nouvelles réalités économiques et sociales vont s'éloigner totalement l'une de l'autre.

Si vous avez lu les sous-chapitres de Qui suis-je ? vous avez appris que j'ai, dans une vie antérieure, étudié pour devenir agent-d'immeubles, car il faut étudier plusieurs matières dont la valeur des biens, quels-qu'ils soient.  Et si je me rappelles bien, il y avait des conditions dont l'utilité et la rareté qui étaient déterminants pour la valeur d'un bien.  Il fallait aussi que le bien puisse être présentable à un assez large auditoire pendant un temps suffisant. 

Être vu
Par exemple, si vous découvrez une mine d'or alors que vous avez, après un naufrage, atterri sur une ile déserte et ignorée de la civilisation, vous comprenez évidemment que votre or ne vaut rien. Votre découverte redeviendrait rantable si on vous sortait de là et que vous aviez la possiblité de l'offrir à des gens qui ont les moyens de se l'offrir. 

Il y a aussi le temps. 
Si vous n'avez que la possibilité de passer un jour dans une grande ville lors de votre sauvetage et qu'on vous retourne par la suite chez-vous dans la brousse amazonienne, c'est pas la peine de vous esquinter, il faut beauuuuuuucoup plus de temps que ça pour atteindre le président de la compagnie avec qui vous espérez copiner pour vendre votre découverte.

L'utilité
Je sais qu'il y a au moins une personne qui a réussi à vendre sur Internet Une roche pour votre chien et qu'une autre expédiait une partie d'un banc de neige à qui voulait la payer !  Mais, mis à part les bibelots, il n'y a pas beaucoup de gens, à mons avis, qui collectionnent des choses innutiles.  Plus une chose est utile, plus elle est susseptible d'acquérir une valeur monétaire.  Il faut noter que l'utilité comprend aussi des collections:  autos anciennes, outils préhistoriques, objets ayant appartenus à des gens célèbres, etc.

La rareté
Être utile n'est pas suffisant.  L'air est indispensable mais pas encore assez rare aujourd'hui pour qu'on puisse la monayer.  Par contre, l'eau, qui, dans deux régions différentes n'est ni de la même qualité, ni en même quantité pourra ne  valoir presque rien au Québec mais valoir extrêment cher dans le désert pour un Chic arabe qui manque d'eau et qui est en panne de moteur depuis deux jours !  Dans ce dernier cas, la combinaison d'utilité et rareté ferait grimper considérablement le coût de chaque gorgée de cet or blanc.

Or:
La valeur nette des biens dont le journal parle va fondre inexorablement au cours des prochaines années lorsque la récession actuelle s'agravera en dépression économique.  Dailleurs, ils se sont déjà effondrés dans plusieurs pays dont les États-Unis, l'Espagne, le Portugal, etc, etc.  Les causes de l'effondrement vont être vues dans les chapitres futurs.



(Suite de l'article du Devoir)

Sans surprise

« La légère hausse du ratio de la dette des ménages par rapport à leur revenu disponible survenue au deuxième trimestre n’est pas une surprise, note Benoit P. Durocher, économiste principal chez Desjardins, dans une note publiée vendredi. Non seulement le marché immobilier a rebondi durant la période, mais la croissance des dépenses de consommation a été supérieure à celle des revenus, avec notamment une forte progression au sein des biens durables. »

Selon M. Durocher, il serait toutefois exagéré de dire que la situation de l’endettement des ménages s’est significativement détériorée au cours du printemps. On assiste plutôt à une certaine stabilisation, juge-t-il. « À défaut de s’améliorer, la problématique de l’endettement des ménages ne s’amplifie donc pas vraiment. »

Cela dit, l’ampleur de l’endettement des familles canadiennes demeure une problématique importante, conclut-il. « Le niveau élevé du ratio de la dette par rapport au revenu met en évidence la fragilité des ménages quant aux fluctuations du marché du travail ainsi qu’aux hausses éventuelles des taux d’intérêt. »

De son côté, Mme Cooper, de la RBC, porte un regard relativement optimiste sur la situation actuelle. Elle fait remarquer que, d’un point de vue historique, la vitesse à laquelle les ménages canadiens accumulent les dettes ralentit. Avec un rythme annuel de 4,2 % au deuxième trimestre de 2014, il s’agit de la plus faible augmentation d’une année à l’autre depuis le résultat enregistré lors du quatrième trimestre de 1995, indique-t-elle. « Le ralentissement de la croissance totale du crédit des ménages, jumelé à l’augmentation de leur richesse et de leurs revenus, les aidera à honorer leurs dettes lorsque les taux d’intérêt reviendront à la normale. »

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De quoi parle-t-elle vraiment Mme Cooper ?

La dette ralentit sa croissance ?  Bravo !  Mais n'oublions pas qu'une dette qui ralentit sa croissance  est toujours en train de croître, même si c'est un peu moins rapidement et,  pour des ménages qui sont très juste dans leur budjet, une augmentation de la dette est une augmentation du risque de défaut de paiement à la survenue du moindre pépin.

Dans le dernier paragraphe, Mme Cooper parle de l'augmentation de la richesse des ménages.  De quelle richesse parle-t-elle ?  Si c'est de la plus value sur leur propriété, celà n'ajoute pas un centime à leur compte en banque dès lors qu'ils en sont toujours propriétaires de leur demeure et cela ne fait aucunement croître l'argent comptant dans leur compte en banque.  Si c'est d'augmentation de salaire, eh bien, pour ma part, il y a plusieurs années que j'entend parler de diminutions de salaire et non pas d'augmentation.

Elle parle aussi d'augmentation de taux d'intérêt.  Soyons sérieux !  Il y a des années que les principales banques centrales de la planète nous font croire que, dans quelques mois, si tout continue à bien aller et si la température le permet, ils vont pouvoir augmenter les taux d'intérêt etttttttt les taux baissent toujours.  Non seulement les taux d'intérêt baissent mais ...

... ils sont même rendu négatifs dans certains pays ! 

Extrait du journal Le Figaro   09/07"2012  Page source

En cette période de crise de la zone euro, où les dettes des pays du Sud sont devenues des repoussoirs, les investisseurs sont désespérément à la recherche de placements sûrs.
La France rejoint le club très fermé des pays qui, comme l'Allemagne, le Danemark et les Pays-Bas, ont réussi, au moins une fois cette année, à emprunter à taux négatif. L'Agence France Trésor a placé ce lundi des bons du Trésor à trois mois à -0,005% et des bons à six mois à -0,006%. Cela signifie que les investisseurs acceptent de recevoir, dans trois ou six mois, un peu moins que leurs fonds immobilisés au départ. En général, c'est évidemment l'inverse qui se produit: celui qui prête de l'argent ne le fait qu'à condition de retrouver sa mise augmentée d'un intérêt.
...
Cette baisse des taux est une bonne nouvelle pour les caisses de l'État français. Mais elle est aussi le reflet de l'ampleur de la crise dans la zone euro. Et notamment de la défiance des investisseurs envers l'Espagne et l'Italie.



(Suite de l'article du Devoir)

Gestion difficile

Le niveau d’endettement des Canadiens est peut-être relativement stable depuis le début de l’année, il n’en demeure pas moins que la manière avec laquelle les ménages gèrent leurs finances personnelles soulève des questions. Selon un sondage de l’Association canadienne de la paie, dont les résultats ont été dévoilés mercredi, près de la moitié des salariés québécois (46 %) estiment qu’ils pourraient difficilement s’acquitter de leurs obligations financières s’ils devaient recevoir leur salaire une semaine plus tard que prévu. Cette proportion augmente à 51 % pour l’ensemble du pays.

Quelques jours plus tôt, le sondage annuel de BMO Groupe financier sur l’épargne nous apprenait que les Canadiens disposent en moyenne de quelque 35 000 $ d’épargne en cas de pépin. Cette moyenne n’est toutefois que de 18 500 $ au Québec.

Le coup de sonde révélait par contre que la majorité des Canadiens (52 %) disposent de moins de 10 000 $ en fonds d’urgence, dont 41 % ont moins de 5000 $ de côté et 19 % ne peuvent compter que sur 1000 $ d’épargne.

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Le dernier paragraphe est éloquent. 
S'il fallait que survienne plusieurs problèmes de réparation à leurs biens,  ils auraient tôt fait de perdre leue peu de liquidité et devraient utiliser d'avantage leurs marge de crédit.  Ce qui est une certitude, ce sont ces gens qui sont à risque de tout perdre. 

Et il n'y a pas que les dépenses qui mettent en péril une énorme proportion de gens partout dans le monde.  Il y a aussi la stagnation des salaires, lorsqu'il ne s'agit pas carrément de diminutions ou de pertes d'emplois temporaires ou permanents.  Rappelez-vous de toutes les pertes d'emploi dans le secteur des banques et de la finance dans les années de la présente récession.  Il y en a plusieurs qui y sont allé à coup de 20 000 congédiements alors même que leurs profits avaient déjà augmentés d'une façon ostentatoire, pour ne pas dire scandaleuse.  On a beau dire qu'ils redistribuent en dividende une partie de leurs gains, il n'en demeure pas moins que ces profits sont une ponction incroyable, généralement prélevée parmis les gens les plus pauvres car, les riches, eux, peuvent payer à même leur monnaie de poche. 

 

 

Les morceaux du puzzle chambranlent

Les gens endettés, s'ils ne sont pas carrément suicidaires, cherchent généralement à réduire leur consommation, comme une maladie contagieuse, se répercute de proche en proche  chez les fournisseurs de biens et de services.  Ainsi, les restaurateurs, les bijoutiers, les artistes-peintres comme moi ou les cinémas verront leur clients se faire de plus en plus rare.

Lorsque les profits ne sont plus au rendez-vous, ces derniers vont parfois accepter de se puiser dans leurs réserves dans l'espoir de faire survivre l'entreprise, le temps de voir la situation économique changer en leur faveur.  Mais s'ils ne sont pas suffisemment à la recherche de la vérité et qu'ils ne prennent pas les moyens pour anticiper adéquatement le monde, non seulement ils risquent de perdre leur entreprise mais aussi leur biens personnels, ce qui va encore une fois gonfler la mer des gens pauvres. Vous allez voir plus loin que je parle en connaissance de cause car je suis un spectateur et un acteur privilégié, aux premìères loges, quoi ! 

 

 Le piège de l'endettement

Les récessions arrivent au moment où la majorité des citoyens de la classe laborieuse, n'arrive plus à joindre les deux bouts.  Mais avant qu'ils remettent leur clé aux prêteurs, ils se sont nécessairement endettés pour toutes sortes de biens dont parfois pour une à trois automobiles.  Si, au moment de contracter leur emprunt hypotécaire, leur revenu couvre de justesse leur budget mensuel, ils deviennent alors extrêmement vulnérables aux moindres aléats de la vie. 

Par exemple, lors de l'achat d'une voiture neuve, on ne calculera pas toujours qu'il y aura les périodes de changement de pneus.  Sur deux voitures, ça peut être assez dispendieux, surtout si elle doit se faire deux fois par année, comme dans le nord de l'Amérique du Nord.

Le prix des pneus pour une berline est d'environ 100 $ au Québec mais, celui d'une camionnette peut atteindre plus de 150 $.  Dans le cas d'une berline, s'il arrivait que le ménage aie la mallechance de devoir changer les pneus deux fois  dans une même année, il leur en coûterait 919 $ taxes comprises.  Pour deux autos: 1839 $ taxes comprises.  Pour une camionnette: 1379 $ et pour deux camionnettes: 2758 $ !!!
Ça n'est pas rien !

Ajoutons à cela l'augmentation du prix du carburant qui peut soustraire au revenu famillial une somme assez considérable, surtout si les deux conjoints travaillent à plusieurs kilomètres de leur domicile, comme c'est généralement le cas en Amérique du Nord.

Les enfants grandissent et les parents doivent acheter un équipement de hockey pour le fils et une trompette pour la fille qui étudie maintenant au conservatoire de musique.  Encore là, ce sera une dépense de plusieurs milliers de dollars, juste pour le démarrage de leur nouvelle activité.  Je vous donne cet exemple vécue: mon ex-épouse et moi avons acheté une trompette à ma fille lors de ses études au conservatoire de musique de Montréal. Coût: 7 000 $.

Pour revenir au prix du carburant, le Club Automobile du Québec effectue à chaque printemps un grand sondage auprès des gens quant à leur intention de vacances et ils leurs posent ce type de questions:
-  Iront-ils à l'extérieur ? 
-  Si oui, où et pour quels raisons - coût, beau temps ?
-  Combien comptent-ils dépenser ?
-  Combien de temps durera leur escapade ?
-  Quel est le facteur limitatif à leur vacances ?

Et que nous apprennent ces sondages ?
Que l'augmentation du prix des carburants combiné aux stagnations ou aux diminutions de salaires ont un effet extrêmement délétaire sur les intentions des gens de la classe moyenne à dépenser pour leurs vacances. Plusieurs vont utiliser le traditionnel bonnus de vacances pour effectuer des réparrations ou pour payer une petite partie des dettes. Année après année, les résultats de ces sondages se montrent toujours plus pessimistes, particulièrement depuis le début de la crise financière.  Une bonne partie des travailleurs vont s'échapper à proximité de leur domicile et ils vont peut-être entreprendre une petite tournée de quelques jours dans les 500 kilomètres, avec lunch dans la voiture.  Un élément important dans leur prise de décision dépendra de l'augmentation du prix du carburant au moment de l'excursion, prix qui a innévitablement tendance à prendre du poids dans les périodes des vacances. 

Depuis 1982, je gagne ma croûte en tant qu'artiste-peintre dans la région très tourristique de Charlevoix, au Québec.  Du printemps à l'automne, j'accueille des visiteurs de tous pays et, lorsque la circonstance s'y prête,  je ne me fais un plaisir de parler avec eux des problèmes de la vie (environnement, argent, récession, fin du pétrole, etc. ) car je suis extrêmement préoccupé du proche avenir au point d'en faire le sujet de mes oeuvres surréalistes.  Or, ce que je constate depuis la crise économique de 2008, c'est une diminution radicale du pouvoir d'achat de la classe moyenne et moyenne supérieure.  Radicale diminution du pouvoir d'achat !

Dans mes premières années de carrière, même si je peignais tout l'hiver,  presque à toutes les nuits durant tout l'été, je devais travailler jusqu'aux petites heures du matin pour remplir une commande de peinture ou pour faire des encadrements que les clients venaient chercher le lendemain.  Après ma nuit de travail, il m'arrivait souvent de me pointer devant le soleil levant afin de me ressourcer un peu, d'aller dormir pour quelques heures et de me relever dès huit heures pour servir les premiers clients !  Je ne dormais en moyenne que 4 à 6 heures.  Comme on dit chez-nous, c'étais l'enfer !  Je travaillais sept jours et sept nuits sur sept, du printemps à la fin de l'automne, presque jusqu'à l'épuisement.  Mes stationnements étaient toujours bondés et il était rare que je sois sans visiteur  dans mon atelier durant la journée.

Depuis la récession de 2008, les choses se sont rapidement mais progressivement dégradés pour arriver à cette année de 2014 avec une diminution considérable !  Alors qu'il y a 25 ans, lorsqu'il m'arrivait de ne vendre que pour 300 $ dans une journée, je me posais de sérieuses questions sur mon avenir financier.  Aujourd'hui, je n'ai absolument rien vendu depuis plus d'un mois alors que nous sommes dans la haute saison ! 

Il y a seulement 7 ans, mon stationnement, qui peut accueillir 5 voitures, était presque toujours plein.  Celà oubligeais souvent certains visiteurs à garer leur voiture dans la cour de l'église qui se trouve près de chez-moi.  Aujourd'hui, je peux être trois jours sans que personne n'entre dans ma cour et il est rare que je reçoive plus de 3 groupes dans une journée.  J'ai une vue sur  4 stationnements d'autres artistes-peintre à proximité qui, comme moi, reçoivent les visiteurs à leur atelier.  Leur stationnement sont tout aussi vides que le mien !  Dans les périodes de tourrisme qui devraient normalement être les plus actives, il m'arrive parfois de faire une visite matinale dans la cour des hôtels et auberges à proximité.  Celà est absolument désolant, la majorité des établissements sont rarement pleins à plus du tiers de leur capacité alors que ces commerces sont essentiellement saisonniers.  Un propriétaire d'une auberge d'environ une quinzaine de chambres doit maintenant travailler comme mécanicien. Le propriétaire d'un hôtel deux fois plus gros que le précédent travaille maintenant comme chauffeur d'autobus scolaire durant l'hiver.  Ils ont congédié le chef cuisinier et c'est la propriétaire qui fait les repas.  Ils avaient une énorme piscine à l'eau de mer qui faisait mon délice lorsque je n'en pouvais plus du travail.  La piscine a été vendue à un club privé. Idem pour une dizaine d'unités de motels qui étaient à proximité de leur piscine, ils les ont déménagées afin de loger des travailleurs étrangers embauchés à proximité.  Ici, presque toutes les auberges sont à vendre !

Il y a environ une trentaine d'années,  un couple de mes anciens professeurs de musique à l'université de Trois-Rivières sont venu me rendre visite.  Ils auraient aimé coûcher dans la région mais, comme ils n'ont absolument trouvé aucune chambre de libre jusqu'à Québec (une heure 1/2i de route )  ils ont dû retourner chez-eux, à environ 4 heures de route.  Ils ont tellement aimé la région où j'habite qu'ils sont revenu le lendemain et se sont encore une fois arrêté pour me conter leur mésaventure.

 Dans la région, beaucoup de restaurants ont fermé leurs portes et, à voir le peu d'achalandage depuis cinq ans, je crois que celà ne s'arrêtera pas là. 

Alors qu'il y a tout juste une dizaine d'années, j'avais

 

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Mise à jour:
19 octobre 2014